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21 septembre 2026

Il cesse de travailler pour réclamer des salaires impayés, son employeur est condamné pour licenciement abusif

Face à cette situation persistante, le salarié avait finalement annoncé son intention de ne plus effectuer de livraisons. Cette décision n’était toutefois pas présentée comme définitive. Il avait indiqué qu’il reprendrait son activité lorsque les sommes réclamées auraient été régularisées.

Le livreur cherchait ainsi à faire pression sur son employeur afin d’obtenir le respect de ses droits en matière de rémunération. La société n’a cependant pas interprété son comportement de cette manière.

Pour l’entreprise, le fait de ne plus effectuer les tâches prévues dans le cadre de son travail constituait un abandon de poste susceptible de justifier la rupture du contrat. Elle avait donc décidé de licencier le salarié.

La justice refuse de considérer son absence comme un abandon de poste

Le conflit s’est ensuite retrouvé devant la justice du travail argentine. La Chambre nationale d’appel du travail a notamment dû déterminer si l’arrêt des livraisons pouvait réellement être assimilé à une volonté du salarié de quitter définitivement son emploi.

L’examen des échanges entre le livreur et son employeur s’est révélé déterminant. Les magistrats ont constaté que le salarié avait clairement exprimé ses intentions au cours du conflit. Il ne souhaitait pas mettre un terme à son contrat de travail mais obtenir le paiement des sommes qu’il réclamait.

Son refus temporaire d’effectuer les livraisons devait donc être replacé dans le contexte du différend salarial. Le livreur avait averti son employeur qu’il suspendait son activité dans l’attente d’une régularisation et avait manifesté sa volonté de reprendre son poste dès que la question de sa rémunération serait réglée.

Cette distinction est devenue centrale dans l’affaire. Pour caractériser un abandon de poste, il fallait pouvoir établir une intention de rompre la relation professionnelle. Or, selon les juges, les démarches entreprises par le salarié démontraient précisément l’inverse.

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