Les nouvelles publications de documents judiciaires liés à l’affaire Epstein ont ravivé une séquence sensible en France.

Invitée sur BFMTV, Caroline Lang a pris la parole pour préciser la nature de ses relations passées avec le financier américain, tandis que son père, Jack Lang, fait face à des appels à la démission.
Sur le plateau de BFMTV, Caroline Lang a affirmé avoir considéré Jeffrey Epstein comme « un ami, pas un intime ». Elle dit l’avoir rencontré une quinzaine de fois entre 2012 et 2019, assurant n’avoir eu connaissance d’aucun élément permettant d’anticiper l’ampleur des crimes qui seront révélés par la suite.
Elle a indiqué avoir démissionné du Syndicat des producteurs indépendants après les révélations récentes, et répété qu’elle et son père « n’avaient rien fait de mal ».
Une société offshore au cœur des révélations

Une enquête de Mediapart a révélé l’existence d’une société créée en 2016 avec Jeffrey Epstein, domiciliée aux îles Vierges américaines et destinée à l’acquisition d’œuvres d’art. Caroline Lang assure n’en avoir tiré « aucun bénéfice » et dit avoir quitté toute fonction liée à cette structure dès l’arrestation d’Epstein en 2019.
Elle reconnaît toutefois avoir eu connaissance de la première condamnation du financier en 2008, mais estime qu’il avait « payé sa dette » et méritait une « seconde chance » à l’époque.
Le testament d’Epstein et les 5 millions de dollars

Le nom de Caroline Lang apparaît dans le testament d’Epstein, qui lui léguait 5 millions de dollars. Elle affirme avoir découvert cette information récemment et précise ne pas avoir touché cet argent.
Selon elle, ce geste s’expliquerait par l’affection qu’Epstein lui portait, la voyant comme une mère seule élevant ses deux filles tout en travaillant intensément.
Jack Lang également sous pression
De son côté, Jack Lang a déclaré « assumer pleinement les liens » qu’il a pu entretenir avec Jeffrey Epstein, dans un contexte où, selon lui, « rien ne laissait supposer » l’existence d’un réseau criminel.
Ces déclarations ont ravivé les appels à sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, certains estimant que la « naïveté » invoquée ne suffit plus à clore la polémique.
Au-delà des faits, cette affaire interroge la manière dont des personnalités publiques ont pu fréquenter Epstein malgré des signaux d’alerte déjà connus. La ligne de défense repose sur l’ignorance des crimes réels et l’absence de bénéfice personnel, mais l’opinion publique s’interroge sur la vigilance dont auraient dû faire preuve ces acteurs.










