La ferroptose correspond à un processus naturel permettant l’élimination de certaines cellules anormales, notamment des cellules susceptibles de devenir tumorales.
D’après les chercheurs, les acides gras mono-insaturés pourraient limiter ce mécanisme, offrant ainsi aux cellules cancéreuses une meilleure capacité à résister à leur destruction.
À l’inverse, les acides gras polyinsaturés, notamment les oméga-3 présents dans les poissons gras et certaines huiles de poisson, ont montré des effets opposés dans cette étude. Les souris ayant reçu davantage d’oméga-3 présentaient des tumeurs de plus petite taille que les autres animaux observés.

Les spécialistes invitent à ne pas tirer de conclusions hâtives
Malgré ces résultats, plusieurs experts rappellent que cette étude ne permet pas d’établir un lien direct entre l’huile d’olive et le développement d’un cancer chez l’être humain. Les travaux ont été réalisés exclusivement sur des modèles animaux, dans des conditions expérimentales qui diffèrent d’une alimentation habituelle.
Le Dr Boris Hansel, endocrinologue-nutritionniste, souligne notamment que les quantités utilisées et les conditions de l’expérience ne reflètent pas nécessairement la consommation quotidienne d’une personne.
