Les hauts revenus également visés
En parallèle de ce gel, François Bayrou a également annoncé une « contribution de solidarité » ciblant les plus hauts revenus, ainsi qu’une offensive contre les « niches fiscales inefficaces ». L’optimisation des patrimoines dits « non productifs » — autrement dit les placements qui ne participent pas à l’économie réelle — sera également dans le viseur.
Cette partie du plan vise à rendre le dispositif plus équitable, en équilibrant la hausse d’impôt implicite pour les classes moyennes par une participation accrue des contribuables les plus fortunés. Mais les modalités concrètes de cette contribution restent floues, et feront sans doute l’objet de débats houleux à l’Assemblée à l’automne, lors du vote du budget.
Un objectif ambitieux : stabiliser les dépenses en 2026
L’objectif du gouvernement est clair : ne pas augmenter les dépenses publiques par rapport à 2025, afin d’inverser la spirale de l’endettement. La dette française dépasse désormais 3 300 milliards d’euros, soit 5,8 % du PIB en 2024, un niveau jugé « intenable » par Bercy.
François Bayrou entend maintenir les engagements européens et rétablir la crédibilité budgétaire de la France sur les marchés internationaux. Mais ce redressement repose sur des mesures d’austérité douce, peu spectaculaires mais potentiellement douloureuses, notamment pour les ménages situés juste au-dessus du seuil de pauvreté ou dans les premières tranches d’imposition.

