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10 juillet 2026

Hausse des impôts : avec un salaire de 2000 euros, voici combien le gel va vous coûter en 2026

Lors de sa conférence de presse du mardi 15 juillet, François Bayrou a présenté son plan de redressement budgétaire, censé permettre à la France de réaliser plus de 43 milliards d’euros d’économies en 2026. Parmi les leviers évoqués, le gel du barème de l’impôt sur le revenu. Une mesure technique, mais aux conséquences immédiates : les tranches d’imposition resteront inchangées l’an prochain, malgré l’inflation et la revalorisation des salaires.

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Ce blocage signifie qu’un salarié légèrement augmenté verra son impôt grimper, non pas parce qu’il a changé de tranche, mais parce que ses revenus bruts ont dépassé le seuil initial. En clair : l’impôt augmente… sans que le taux lui-même ne change. Une forme de hausse déguisée, redoutée par les économistes et critiquée par une partie de l’opinion.

Des hausses d’impôts discrètes mais massives

L’exemple est parlant : un salarié célibataire gagnant 2 000 euros par mois, revalorisé de 2 % en janvier, verra son impôt annuel passer de 725 à 794 euros, soit 69 euros de plus, selon L’Internaute. Cela peut sembler modeste, mais sur l’ensemble des contribuables concernés, les gains pour l’État se chiffrent en milliards d’euros.

Et certains foyers jusqu’ici non imposables vont passer de l’autre côté de la ligne. Ainsi, un salarié payé 1 540 euros en 2024 ne devait rien au fisc. Mais si son salaire est passé à 1 570 euros en 2025, il devra payer 32 euros d’impôt en 2026. Pour beaucoup de ménages modestes, chaque euro compte, et cette bascule vers l’imposition, même symbolique, marque une rupture.

Une stratégie budgétaire sous tension sociale

Face aux critiques, le Premier ministre assume pleinement la logique de l’effort partagé. Il parle d’« année blanche », une pause dans la revalorisation automatique du barème, au nom de la solidarité nationale. « Tout le monde devra participer à l’effort face à l’ampleur de l’enjeu », a-t-il déclaré, tout en martelant qu’aucune hausse des impôts en tant que telle n’était prévue.

Mais pour les économistes, le gel du barème revient à augmenter les impôts de manière indirecte. Il s’agit d’une mesure silencieuse, peu visible politiquement, mais efficace sur le plan comptable. Une manière de renflouer les caisses de l’État sans faire voter de hausse de taux, donc sans soulever immédiatement un tollé parlementaire.

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