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28 juillet 2026

« Faire exactement comme eux » : ces propriétaires qui font appel à des gangs pour déloger les squatteurs

Une réforme insuffisante face à des procédures longues et coûteuses

En 2023, une loi anti-squat a été adoptée pour accélérer l’expulsion des occupants illégaux. Sur le papier, l’objectif était clair : raccourcir les délais et protéger les propriétaires. Dans les faits, cependant, les procédures restent lourdes, coûteuses et incertaines — expertise, référés, démarches devant les juridictions, attente d’interventions des forces de l’ordre — autant d’étapes qui favorisent l’épuisement des plaignants. La frustration collective nourrit ainsi des comportements à la limite du droit, alors que l’État cherche encore un équilibre entre protection des biens et garanties juridiques pour tous.

Entre prévention, accompagnement et devoir de l’État

Pour éviter l’escalade, des réponses plus structurées sont nécessaires : dispositifs de médiation rapide, renforcement des intervention judiciaires urgentes, aide financière pour la remise en état, et sensibilisation aux risques juridiques des expulsions privées. Par ailleurs, des campagnes d’information pourraient dissuader les propriétaires de recourir à des prestataires illégaux en exposant clairement les conséquences pénales et financières. L’enjeu est double : protéger les biens privés tout en empêchant la prolifération d’actes hors la loi.

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