MaPrimeRénov’ connaît également un nouveau tour de vis. Dans le cadre des rénovations d’ampleur, un logement conservant un système de chauffage au gaz après les travaux ne pourra plus bénéficier du dispositif.
Les conditions du « parcours par geste » évoluent elles aussi. Plusieurs équipements sortent du périmètre des aides, notamment certains systèmes de chauffage, d’isolation et de ventilation, ainsi que des pompes à chaleur destinées uniquement à produire de l’eau chaude sanitaire ou certains poêles à bois.
Arrêts maladie, chômage et médicaments : les nouvelles règles
Les prescriptions d’arrêts de travail sont désormais davantage encadrées. Pour une première prescription, la durée sera en principe limitée à 31 jours, tandis qu’une prolongation ne pourra normalement pas dépasser 62 jours. Un médecin conservera toutefois la possibilité de dépasser ces limites lorsque la situation médicale du patient le justifie.
Les personnes quittant leur emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle sont également concernées par une évolution importante. La durée maximale d’indemnisation chômage est réduite à 15 mois pour les moins de 55 ans et à 20,5 mois pour les personnes de 55 ans et plus, selon les nouvelles dispositions.
Des règles particulières s’appliquent en Outre-mer : la durée passe à 20 mois pour les moins de 55 ans et 30 mois à partir de 55 ans, contre des plafonds auparavant plus élevés.
Autre changement, cette fois dans les pharmacies : un patient refusant un médicament biosimilaire ou hybride lorsque sa substitution est autorisée pourra perdre le bénéfice immédiat du tiers payant pour le médicament concerné. Il devra alors avancer les frais avant d’obtenir le remboursement prévu, sauf situation permettant au médecin de s’opposer explicitement à la substitution.
Certaines retraites pourraient être revalorisées
Le calcul des pensions évolue également pour certains assurés, avec l’objectif affiché de mieux prendre en compte les conséquences des interruptions ou réductions d’activité liées à l’arrivée des enfants. Jusqu’à présent, la pension des salariés du régime général, des indépendants et des assurés agricoles concernés était notamment calculée à partir des 25 meilleures années de revenus.


