Avant l’opération, on lui tend un formulaire de consentement en grec, qu’elle ne peut pas lire. « Ils m’ont dit ‘Nous sommes vraiment navrés, Anna, mais il va falloir nous faire confiance.’ Et j’ai signé. Je souffrais tellement que je n’ai même pas hésité », confie-t-elle.
Une ovariectomie imprévue et traumatisante
Au réveil, Anna apprend qu’on a dû lui retirer un ovaire, le kyste ayant provoqué trop de dommages. « Ça m’a bouleversée », dit-elle, encore sonnée. Le contraste entre les jours précédents – passés à la plage, insouciante – et cette opération lourde et invasive dans un pays étranger est trop brutal. « Je n’avais plus aucun contrôle. Tout m’échappait », ajoute-t-elle, évoquant un sentiment d’irréalité face à l’enchaînement des événements.

La douleur postopératoire est intense, mais la chaleur humaine du personnel hospitalier apaise quelque peu son traumatisme. Chaque membre de l’équipe médicale, du chirurgien aux infirmiers, s’est montré attentif et empathique, soulignant l’importance du lien humain dans les situations de détresse.
Une expérience marquante, adoucie par la solidarité
Malgré cette épreuve inattendue, Anna garde un souvenir ému de la gentillesse rencontrée : « Quand je pense à cette période, j’éprouve de la tendresse. Même le personnel de l’aéroport, quand je suis rentrée, a été incroyable. » Elle insiste sur le fait que ce sont ces gestes de compassion qui ont permis à sa famille de surmonter ce séjour bouleversé.
Aujourd’hui, bien qu’encore marquée, elle n’exclut pas un retour en Grèce, même si cela prendra du temps. « Il faudra quelques années pour que les beaux souvenirs reprennent le dessus sur le traumatisme », avoue-t-elle, avec une lucidité teintée d’espoir.
