
Une tragédie qui soulève encore aujourd’hui des questions sur la santé mentale et l’accompagnement des malades. Le 4 mai 2015, un habitant de La Plata alerte la police après avoir vu une mère pousser son enfant sur une balançoire depuis des heures. À leur arrivée, les forces de l’ordre découvrent l’impensable : le petit Ji’Aire Donnell Lee, âgé de 3 ans, était déjà décédé. Sa mère, Romechia Simms, 24 ans, continuait de le balancer, sans réaliser qu’il ne bougeait plus.
Quarante-quatre heures sur la balançoire
L’enquête révélera que mère et fils étaient arrivés dans le parc le 2 mai, peu après 11 heures. Romechia Simms n’a jamais quitté la balançoire. Pendant 44 heures, elle a poursuivi son geste mécanique, alors que son fils succombait à la déshydratation et à l’hypothermie. Les températures nocturnes avaient chuté jusqu’à -12 degrés, conditions fatales pour le garçonnet.
Une responsabilité pénale écartée
Inculpée pour homicide involontaire, maltraitance et négligence ayant entraîné la mort, Romechia Simms a finalement échappé à la prison. Une expertise psychiatrique a conclu à son irresponsabilité pénale en raison de sa schizophrénie, orientant la justice vers une obligation de traitement plutôt qu’une condamnation classique. Cette décision a provoqué un vif débat aux États-Unis, entre compassion et incompréhension.
Un appel à la bienveillance

Face aux réactions indignées, une proche de la mère, Vontasha Simms, a choisi une autre voie : celle de la sensibilisation. Elle a créé une association pour alerter sur les besoins des malades mentaux. « Chaque vie a un sens et un but… La maladie mentale touche toutes les familles. Ne les rejetons pas, car ça pourrait aussi être vous », écrivait-elle. Son message, partagé sur Facebook, appelle à davantage de soutien et d’amour envers ceux qui souffrent de troubles psychiatriques.
