Ce dernier travaille comme chauffeur de poids lourds chez Stellantis à Vesoul et dispose d’une carte de séjour en qualité de salarié. La situation administrative de son épouse est cependant différente.
D’après les documents consultés par l’AFP, le couple était arrivé en France en août 2021 de manière irrégulière. La mère de famille avait ensuite effectué des démarches afin d’obtenir un droit au séjour.
En avril 2025, la préfecture de Haute-Saône a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Ce refus s’est accompagné d’une obligation de quitter le territoire français, mesure qui n’avait pas été exécutée volontairement dans le délai prévu.
Selon la préfecture, cette absence de départ a d’abord conduit les autorités à placer la quadragénaire sous assignation à résidence. La procédure a ensuite évolué vers un placement en rétention administrative le dimanche 9 août, dans la perspective de son éloignement.
Elle se présente au commissariat avant d’être conduite à Metz
La mère de famille ne se serait pas soustraite aux obligations liées à son assignation. Dimanche, elle s’est présentée au commissariat afin d’effectuer son pointage, selon les informations communiquées par son avocat, Me Florent Diaz.
C’est à cette occasion que les autorités lui auraient annoncé son placement en rétention. Elle a ensuite été conduite au centre de rétention administrative de Metz.
Son avocat déplore les conditions dans lesquelles cette prise en charge s’est déroulée. Selon lui, sa cliente n’aurait pas eu la possibilité de retourner auprès de ses six enfants pour leur dire au revoir avant son transfert.

