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10 juillet 2026

Edouard Philippe ressuscite le « travailler plus pour gagner plus » et veut « qu’on travaille plus longtemps dans la semaine, dans l’année et dans la vie »

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Remettant en cause les 35 heures, il défend une revalorisation du travail, un allongement des temps d’activité et une approche réaliste face au financement de la protection sociale. Dans son dernier ouvrage Le prix de nos mensonges, Édouard Philippe martèle une idée simple mais tranchante : la France ne peut plus continuer à se voiler la face sur ses défis économiques. Au micro de RTL, le candidat Horizons à l’élection présidentielle de 2027 a déclaré sans détour : « Les 35 heures ont été une très mauvaise idée ». S’il n’est pas favorable à un retour autoritaire aux 39 heures, il plaide néanmoins pour un assouplissement du cadre horaire et un encouragement à travailler plus longtemps.

Pour lui, la clé est d’offrir davantage de liberté aux Français : « Il faut leur laisser le soin de s’organiser pour ça ». Dans sa vision, les entreprises pourraient conclure des accords adaptés, permettant des horaires rallongés par périodes, notamment avant l’âge de 30 ans, quand l’énergie et les ambitions professionnelles sont à leur comble. « Travailler plus pour gagner plus » revient ainsi au cœur de sa rhétorique, mais dans une version modernisée et plus souple.

Un discours de vérité contre les illusions collectives

L’ancien Premier ministre ne cache pas son intention de bousculer le confort du discours politique actuel. « On arrivera à rien si on se raconte des histoires », prévient-il, pointant la tentation française de se rassurer à coups de slogans déconnectés de la réalité. Dans son analyse, les Français doivent admettre que la prospérité collective passe par l’effort individuel, à rebours de la croyance selon laquelle on pourrait vivre mieux en travaillant moins.

Ce propos lucide, mais potentiellement impopulaire, il l’assume : « Ce n’est pas agréable, ce n’est pas populaire, mais c’est vrai ». Il trace ainsi un clivage assumé avec les approches qu’il juge démagogiques, qu’elles viennent de la gauche ou de l’extrême droite.

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