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10 juillet 2026

Edouard Philippe ressuscite le « travailler plus pour gagner plus » et veut « qu’on travaille plus longtemps dans la semaine, dans l’année et dans la vie »

Retraites et dépendance : le défi démographique en ligne de mire

S’appuyant sur un diagnostic clair, Édouard Philippe place la réforme des retraites au centre de sa réflexion sur la puissance de la France. *« Le système est à bout de souffle », dit-il, car les générations du baby-boom arrivent à la retraite et vivent de plus en plus longtemps. Or, le déséquilibre entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités devient insoutenable.

Il note que la charge de la protection sociale repose encore massivement sur le travail, un choix qu’il juge déséquilibré et destructeur pour l’économie. « Ces conséquences sont violentes et brutales », insiste-t-il, évoquant la fragilité croissante du modèle actuel.

Mais il va plus loin : la question de la dépendance dans les vingt prochaines années s’annonce explosive. « Une vague de retraités de plus de 85 ans va nous obliger à repenser notre accompagnement sanitaire, social et financier », affirme-t-il. Pour y parvenir, il faudra d’abord réformer le financement des retraites, faute de quoi, aucune autre réforme ne sera soutenable.

Une ligne libérale assumée, une stratégie électorale claire

En résumant les enjeux à « quelques problèmes, pas 60 », Édouard Philippe esquisse une campagne présidentielle centrée sur l’efficacité, le réalisme économique et la responsabilité collective. Son objectif : mobiliser une base électorale modérée et attachée à la vérité, même lorsqu’elle dérange. En refusant de « jouer le Père Fouettard », tout en défendant une rigueur assumée, il se positionne comme l’alternative sérieuse face aux promesses faciles.

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