La France affiche une dette publique qui frôle des sommets historiques.

Dans un contexte budgétaire contraint, le débat sur les dépenses sociales refait surface, et l’assurance chômage se retrouve à nouveau au cœur des discussions, notamment concernant les jeunes actifs.
Selon les dernières données publiées par l’INSEE, la dette publique atteignait environ 3 482 milliards d’euros au troisième trimestre 2025, soit près de 117,4 % du produit intérieur brut. Un niveau inédit en dehors des périodes de crise majeure.
Dans ce climat économique délicat, les responsables politiques multiplient les pistes pour contenir les dépenses. Parmi elles, la question des allocations chômage revient régulièrement. Certains élus plaident pour un durcissement des conditions d’indemnisation, voire une réforme en profondeur du système.

Un chômage en hausse, surtout chez les jeunes
Le budget 2026, adopté après de longs débats, a été marqué par d’intenses discussions autour de l’assurance chômage. Un temps évoquée, l’idée de réduire les allocations après six mois d’inactivité a finalement été partiellement abandonnée, face aux critiques des partenaires sociaux.
Reste que la situation du marché du travail demeure préoccupante. À la fin du quatrième trimestre 2025, la France comptait environ 2,5 millions de demandeurs d’emploi, soit le niveau le plus élevé depuis 2012. Les 15-24 ans sont particulièrement touchés, avec un taux de chômage dépassant 21 %, bien supérieur à la moyenne nationale.
Barbara Lefebvre choque avec une position radicale

Invitée des « Grandes Gueules » le 12 février, l’enseignante et essayiste Barbara Lefebvre a tenu des propos particulièrement tranchés. Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une confusion entre égalité et « égalitarisme », estimant que les jeunes ne devraient pas être indemnisés de la même manière que les salariés expérimentés.
Comparant la situation d’un cadre de 55 ans licencié à celle d’un jeune de 19 ans, elle a affirmé qu’il ne devrait « carrément rien » y avoir avant 25 ans, ajoutant : « Tu vas bosser, c’est tout, point. » Une position assumée, qui exclut toute idée de dégressivité : selon elle, il faudrait purement et simplement supprimer l’allocation chômage pour les moins de 25 ans.










