Une vigilance renforcée dans 81 départements

La menace est d’autant plus sérieuse que les moustiques vecteurs, notamment Aedes albopictus, sont désormais présents dans 81 départements. Cette large implantation, combinée aux déplacements fréquents entre les territoires ultramarins et la métropole, crée un terreau favorable à une transmission locale. La DGS appelle donc à identifier précocement les cas suspects pour éviter toute flambée épidémique.
Dengue et Zika : la menace s’étend
Si le chikungunya concentre une bonne part des alertes actuelles, la dengue n’est pas en reste avec 1 275 cas importés depuis janvier, principalement en provenance des Antilles. Le virus Zika, moins fréquent mais toujours surveillé, est lui aussi pris en compte dans les examens biologiques. Les professionnels de santé sont ainsi invités à rester particulièrement attentifs aux syndromes fébriles et douloureux, surtout s’ils concernent des personnes revenant de zones tropicales.
Des symptômes similaires, des risques réels

Les trois virus présentent des symptômes proches : forte fièvre, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête et éruptions cutanées. La dengue peut se manifester aussi par des douleurs rétro-orbitaires, tandis que le Zika s’accompagne souvent d’une hyperhémie conjonctivale. Tout patient présentant ces signes après un séjour en zone à risque doit faire l’objet d’un diagnostic précis et rapide, avec des prélèvements ciblés dès les premiers jours d’apparition des symptômes.
Un dispositif de déclaration et de démoustication activé
En cas de suspicion, les soignants sont tenus d’alerter rapidement l’Agence Régionale de Santé (ARS). Cette déclaration permet de déclencher sans délai des mesures de démoustication autour du domicile de la personne infectée. Ce réflexe est crucial pour enrayer toute tentative de transmission locale, surtout en période de virémie, lorsque le patient peut contaminer un moustique via une simple piqûre.
