Près de trois ans après la disparition du petit Émile Soleil, l’enquête continue de susciter interrogations et hypothèses.

De nouveaux témoignages, récemment diffusés à la télévision, apportent un éclairage inédit sur les circonstances entourant ce drame, alors que les investigations semblent désormais s’orienter vers l’intervention d’un tiers.
La disparition de Émile Soleil, survenue à l’été 2023 dans le hameau du Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence, demeure inexpliquée. Malgré la découverte de restes humains plusieurs mois après les faits, de nombreuses questions persistent quant aux circonstances exactes du drame. Les éléments recueillis au fil de l’enquête n’ont pas permis, à ce stade, de reconstituer précisément les événements.
Un reportage diffusé dans Sept à Huit a récemment mis en avant de nouveaux témoignages de riverains et de proches. Ces récits viennent enrichir le dossier, alors que les enquêteurs semblent désormais privilégier l’hypothèse d’une intervention extérieure.
Un témoignage qui interroge sur la capacité de déplacement de l’enfant

Parmi les témoignages recueillis, celui de Nathalie Hugues, monitrice d’équitation familière de la région, retient particulièrement l’attention. Elle remet en cause la possibilité qu’un enfant de deux ans et demi ait pu parcourir seul les sentiers escarpés menant au lieu de découverte des ossements.
Selon elle, la configuration du terrain, jugée difficile et isolée, rend improbable un tel déplacement sans assistance. Cette analyse renforce les doutes déjà exprimés sur l’hypothèse d’un déplacement autonome de l’enfant, d’autant que le site se situe à plus d’un kilomètre à vol d’oiseau du point de disparition.
Des éléments concordants en faveur d’une intervention extérieure
Les observations formulées par cette habitante s’inscrivent dans une série d’indices troublants. La distance entre le lieu de disparition et celui de la découverte des restes est considérée comme incompatible avec les capacités d’un enfant si jeune, selon plusieurs intervenants.
D’autres témoignages locaux vont dans le même sens. Certains habitants estiment que les restes n’auraient pas pu se retrouver à cet endroit sans intervention humaine, évoquant notamment l’absence d’indices relevés dans la zone malgré des passages réguliers.
Le témoignage marquant de la découvreuse des restes

Le reportage revient également sur les déclarations de la randonneuse ayant découvert le crâne de l’enfant au printemps 2024. Elle décrit une scène particulièrement marquante, évoquant un choc émotionnel face à cette découverte inattendue.
Dans son récit, elle explique avoir agi sous le coup de la panique, soulignant la confusion et la difficulté à appréhender une telle situation. Ce témoignage illustre l’impact humain de cette affaire, au-delà des éléments purement factuels.
Une enquête toujours en cours et de nombreuses expertises
Depuis la découverte des restes, les investigations se poursuivent activement. Plus de soixante expertises ont été réalisées afin de tenter de déterminer les circonstances exactes du décès. Les analyses ont notamment mis en évidence des traces compatibles avec un choc violent au niveau du visage.










