Au lendemain d’un drame survenu à Lyon, la classe politique s’est exprimée avec gravité.

La disparition d’un étudiant de 23 ans, engagé dans un courant nationaliste, a suscité une série de prises de position officielles, tandis qu’une enquête judiciaire doit désormais établir précisément les circonstances des faits.
Invité du « Grand Jury » RTL/Public Sénat/Le Figaro/M6, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a réagi publiquement à la suite du décès de Quentin. Il a estimé que les événements impliquaient des militants d’ultragauche, dénonçant par ailleurs ce qu’il qualifie de « complaisance » de certains responsables politiques à l’égard de tensions idéologiques.
Le garde des Sceaux a affirmé que, selon lui, la responsabilité était « incontestable », tout en rappelant que l’autorité judiciaire demeure seule compétente pour établir les faits. Ses propos s’inscrivent dans un contexte particulièrement sensible, marqué par de fortes tensions entre différents courants militants.

Une onde de choc dans la sphère politique
Dès l’annonce du décès du jeune homme, l’ensemble des responsables politiques, toutes sensibilités confondues, ont exprimé leur émotion. Le président de la République a évoqué un “déferlement” particulièrement grave, adressant ses pensées à la famille et appelant à l’unité nationale.
Dans un message publié sur X, Emmanuel Macron a rappelé qu’aucune cause ni aucune conviction ne saurait justifier de tels événements. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les auteurs devant la justice, tout en appelant au calme et à la retenue.
Du côté de La France insoumise, formation visée par certaines critiques, ses représentants ont rejeté toute implication. Les débats politiques se sont ainsi intensifiés, chacun appelant à la responsabilité et au respect des institutions.3

La parole de la famille
Les proches de Quentin ont, pour leur part, publié un communiqué exprimant leur profonde douleur. Ils qualifient les faits de “crime” et réclament que toute la lumière soit faite, évoquant des circonstances qu’ils jugent particulièrement graves.
L’enquête devra déterminer précisément le déroulement des événements intervenus en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon par l’eurodéputée Rima Hassan. Les autorités judiciaires sont désormais chargées d’établir les responsabilités individuelles et collectives.
À Lyon, les répercussions se font également sentir sur le terrain politique local. Plusieurs candidats à l’élection municipale ont annoncé suspendre temporairement leur campagne. Ce geste vise à marquer un temps de recueillement et à éviter toute récupération dans un moment d’émotion intense.










