L’avocat du policier, Me Laurent-Franck Lienard, a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette ordonnance. Il estime que son client n’aurait pas dû être renvoyé devant les assises et réclame un non-lieu. Pour lui, le geste du policier était proportionné à la situation, et il conteste fermement l’analyse du parquet.
La défense s’appuie également sur la pression émotionnelle et médiatique entourant l’affaire. Depuis le départ, elle dénonce une « criminalisation » injuste d’un agent dans l’exercice de ses fonctions, dans un contexte qu’elle qualifie de tendu et imprévisible.
Un dossier à très forte charge symbolique

Rarement une affaire judiciaire impliquant un policier aura cristallisé autant de tensions en France. Le tir ayant coûté la vie à Nahel est devenu le catalyseur d’un malaise profond, mettant en lumière les fractures entre la jeunesse de certains quartiers populaires et les forces de l’ordre.
L’annonce d’un procès pour « meurtre » marque une étape judiciaire importante, mais aussi un moment politique et sociétal. D’ici 2026, les débats autour du fond de l’affaire, mais aussi du contexte général de l’usage de la force, promettent d’être à la fois scrutés, instrumentalisés, et probablement houleux.
