Pour ses pairs, Daniel Bilalian restera comme l’un des derniers représentants d’une école journalistique à la fois rigoureuse et élégante. « L’élégance n’était pas que vestimentaire », a rappelé Nelson Monfort, qui a travaillé à ses côtés au service des sports. « Il me bluffait », a ajouté Patrice Duhamel, ancien directeur général de France Télévisions, en évoquant un homme libre dans sa parole, parfois cash, toujours sincère. Des mots partagés par François Brabant, ex-rédacteur en chef du JT de 13h, pour qui Bilalian « accordait une importance capitale à la liberté de ton ».
Une voix qui s’éteint, mais ne s’oublie pas
La mort de Daniel Bilalian referme un chapitre important de l’histoire de la télévision française. Journaliste respecté, figure familière du petit écran, il a su évoluer au fil des époques sans jamais céder à la facilité. Les hommages, nombreux et sincères, disent tous une chose : il était de ceux qui ne trichaient pas avec le public. À une époque où l’instantané règne, son style, fait de retenue et de profondeur, laisse une empreinte durable.
