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3 juillet 2026

Décès de Daniel Bilalian : « Il avait l’élégance… », Julian Bugier très ému en ouvrant son JT de 13h

Le lendemain de son décès, Julian Bugier a ouvert son journal de la mi-journée avec une émotion palpable. D’emblée, le présentateur a salué la mémoire de son prédécesseur, en lançant : « C’est une immense tristesse pour nous, ses anciens collègues. » Une séquence sobre mais poignante, où l’écran s’est teinté de souvenirs. Le générique historique du journal qu’animait Bilalian a résonné une dernière fois, comme un hommage symbolique à celui qui l’ouvrait toujours par un « Madame, Monsieur, bonsoir… » devenu culte.

Un journal habité par le souvenir

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Au fil des minutes, France 2 a remonté le fil d’une carrière dense et engagée. Les images d’archives se sont succédé, témoignant de la longévité et de la gravité du travail de Daniel Bilalian : la mort de François Mitterrand en 1995, les attentats du 11 septembre 2001, et tant d’autres moments décisifs où il a su porter l’actualité avec sang-froid et rigueur. Ce n’était pas un journaliste de façade, mais un homme de fond.

L’élégance comme fil conducteur

Pour ses pairs, Daniel Bilalian restera comme l’un des derniers représentants d’une école journalistique à la fois rigoureuse et élégante. « L’élégance n’était pas que vestimentaire », a rappelé Nelson Monfort, qui a travaillé à ses côtés au service des sports. « Il me bluffait », a ajouté Patrice Duhamel, ancien directeur général de France Télévisions, en évoquant un homme libre dans sa parole, parfois cash, toujours sincère. Des mots partagés par François Brabant, ex-rédacteur en chef du JT de 13h, pour qui Bilalian « accordait une importance capitale à la liberté de ton ».

Une voix qui s’éteint, mais ne s’oublie pas

La mort de Daniel Bilalian referme un chapitre important de l’histoire de la télévision française. Journaliste respecté, figure familière du petit écran, il a su évoluer au fil des époques sans jamais céder à la facilité. Les hommages, nombreux et sincères, disent tous une chose : il était de ceux qui ne trichaient pas avec le public. À une époque où l’instantané règne, son style, fait de retenue et de profondeur, laisse une empreinte durable.

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