De ses débuts à l’antenne aux grands événements qui ont marqué l’histoire, les hommages pleuvent depuis l’annonce de sa disparition, saluant un homme de télévision au professionnalisme indiscutable et à l’élégance reconnue.
Pendant des décennies, Daniel Bilalian a incarné l’information à la française, tour à tour visage du 13h et du 20h sur Antenne 2 puis France 2. Il faisait partie de ces journalistes capables d’imposer leur style sans jamais écraser l’information. Calme, posé, précis, il a marqué des générations de téléspectateurs par sa manière de dire, de montrer, mais aussi d’écouter. Après une brillante carrière à l’antenne, il avait ensuite pris la tête du service des sports de France Télévisions, poursuivant son engagement pour le journalisme d’excellence.
Un hommage sobre et poignant au JT de 13h

Le lendemain de son décès, Julian Bugier a ouvert son journal de la mi-journée avec une émotion palpable. D’emblée, le présentateur a salué la mémoire de son prédécesseur, en lançant : « C’est une immense tristesse pour nous, ses anciens collègues. » Une séquence sobre mais poignante, où l’écran s’est teinté de souvenirs. Le générique historique du journal qu’animait Bilalian a résonné une dernière fois, comme un hommage symbolique à celui qui l’ouvrait toujours par un « Madame, Monsieur, bonsoir… » devenu culte.
Un journal habité par le souvenir

Au fil des minutes, France 2 a remonté le fil d’une carrière dense et engagée. Les images d’archives se sont succédé, témoignant de la longévité et de la gravité du travail de Daniel Bilalian : la mort de François Mitterrand en 1995, les attentats du 11 septembre 2001, et tant d’autres moments décisifs où il a su porter l’actualité avec sang-froid et rigueur. Ce n’était pas un journaliste de façade, mais un homme de fond.
L’élégance comme fil conducteur

