
Buckingham Palace a annoncé, ce jeudi 30 octobre, la décision de Charles III de lui retirer son titre de prince, marquant la conclusion d’un long feuilleton qui a fragilisé l’image de la monarchie britannique.
Quelques jours après avoir renoncé à son titre de duc d’York, qu’il détenait depuis 1986, Andrew d’Angleterre voit son identité royale effacée par une décision sans précédent. Dans un communiqué qualifié “d’explosif” par le Daily Mail, le palais a déclaré :
« Sa Majesté le roi Charles III a aujourd’hui engagé une procédure officielle visant à retirer au prince Andrew son titre, ses honneurs et ses distinctions. »
Le père des princesses Beatrice et Eugenie portera désormais le nom civil d’Andrew Mountbatten Windsor, sans aucun attribut princier. Une mesure jugée “nécessaire”, selon Buckingham, même s’il continue de nier les accusations qui l’entourent.
L’ombre persistante du scandale Epstein

Ce retrait marque le point final d’une descente aux enfers commencée avec l’affaire Jeffrey Epstein. Ami du financier américain condamné pour trafic sexuel, Andrew avait été accusé par Virginia Giuffre d’agressions qu’il a toujours niées.
Malgré son refus de reconnaître les faits, l’interview calamiteuse accordée à la BBC en 2019 avait précipité sa disgrâce. Depuis, le prince vivait reclus à Royal Lodge, évincé de toute représentation officielle, mais conservant jusqu’ici ses titres et privilèges.
