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8 août 2026

Contacté par le gouvernement, Florent Pagny balance : « J’étais l’homme à abattre »

Artiste à la carrière imposante, il a su transformer ses blessures personnelles en hymnes populaires. En tête de ses coups de gueule musicaux : « Ma liberté de penser », une chanson qui reste, des années plus tard, un symbole de rébellion contre les injustices.

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Avant de devenir l’un des chanteurs les plus emblématiques de la scène française, Florent Pagny envisageait une carrière sur grand écran. Il tourne aux côtés de Gérard Depardieu et foule les plateaux de cinéma, mais c’est avec la sortie de N’importe quoi, en 1987, que sa trajectoire change radicalement. Le titre, franc, percutant, révèle une voix singulière et une personnalité entière. Un franc succès populaire qui marquera le début d’un parcours musical hors norme.

Une discographie riche, portée par des titres cultes

Dès lors, Florent Pagny enchaîne les tubes, imposant un style vocal puissant et un engagement sincère. Savoir aimer, Et un jour une femme, Bienvenue chez moi ou J’y vais deviennent des classiques. Mais c’est en 2003 que le chanteur frappe un grand coup avec Ma liberté de penser, une chanson écrite par Pascal Obispo, qui dépasse le simple registre musical. Le titre est un manifeste contre les institutions, une réponse cinglante à ses ennuis fiscaux survenus au début des années 2000.

Un hymne né d’un conflit avec le fisc

À cette époque, Florent Pagny est accusé de fraude fiscale. L’administration lui réclame près de deux millions d’euros, qu’il conteste, refusant de plier. Huissiers, saisies de biens, tensions médiatiques : l’affaire fait grand bruit. Plutôt que de s’apitoyer, l’artiste choisit la musique comme arme. « Je peux vider mes poches sur la table, ça fait longtemps qu’elles sont trouées », chante-t-il avec provocation. Un texte mordant, écrit comme un règlement de comptes public, qui trouve un écho immédiat chez les Français.

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