Un tweet incendiaire, une proposition de loi explosive, et l’hémicycle qui s’embrase.

Autour du sénateur Laurent Duplomb, le débat sur les pesticides reprend avec une virulence rare, portée par des accusations frontales et une controverse politique relancée.
Sur X, Rima Hassan a vivement attaqué Laurent Duplomb, allant jusqu’à estimer que « sa place est en prison ». L’eurodéputée de La France insoumise a réagi au dépôt d’un nouveau texte du sénateur, appelant les internautes à l’interpeller directement.
Des propos qui ont immédiatement enflammé le débat politique, au-delà du seul sujet agricole.

Une proposition de loi qui ravive la controverse
Le sénateur LR a déposé une proposition visant à autoriser, sous conditions strictes, deux insecticides néonicotinoïdes : l’acétamipride et le flupyradiflurone. Ces substances sont interdites en France mais restent autorisées dans plusieurs pays européens.
Cette initiative intervient quelques mois après la censure partielle de son précédent texte par le Conseil constitutionnel, et alors qu’une pétition contre ces mesures a dépassé les deux millions de signatures.
Une levée de boucliers à l’Assemblée

À gauche comme au centre, les réactions ont été immédiates. Le député MoDem Erwan Balanant a dénoncé une obstination politique, tandis que Aurélie Trouvé a parlé de « provocation totale ».
D’autres élus, comme l’écologiste Benjamin Lucas-Lundy ou la socialiste Mélanie Thomin, ont critiqué un texte jugé dangereux ou trompeur pour le monde agricole.
La controverse dépasse la technique législative pour devenir un affrontement idéologique.
La défense du sénateur au nom de la souveraineté alimentaire
Face aux critiques, Laurent Duplomb assume sa position. Il affirme défendre des filières agricoles menacées, notamment la betterave sucrière, et invoque la nécessité de préserver la souveraineté alimentaire française.










