La première vente aux enchères programmée en 2022 reposait justement sur cette vision optimiste. Les expertises de l’époque considéraient qu’une partie importante du territoire pouvait être exploitée malgré les règles liées au littoral. Mais cette estimation s’est rapidement révélée beaucoup trop ambitieuse.
Des contraintes environnementales qui ont tout bouleversé

Quelques mois après cette première évaluation, de nouvelles analyses ont profondément changé la situation de l’île. Makri est en effet classée comme forêt privée et intégrée à plusieurs zones naturelles protégées soumises à des réglementations européennes particulièrement strictes.
Ces contraintes limitent considérablement les possibilités de construction. Les projets de complexes hôteliers ou de développements touristiques massifs sont désormais pratiquement impossibles à envisager. Les usages autorisés restent très encadrés et concernent essentiellement des activités à faible impact écologique comme l’agriculture, le pâturage ou certaines infrastructures légères.
Cette réalité a provoqué une chute spectaculaire de la valeur du bien. Après une première baisse à 296.000 euros lors d’une nouvelle tentative de vente, l’île sera finalement remise aux enchères en novembre 2026 avec un prix de départ fixé à seulement 247.000 euros. Une dépréciation considérable pour un territoire autrefois présenté comme un joyau immobilier méditerranéen.
Parallèlement, plusieurs procédures judiciaires et saisies liées à des créances relativement modestes ont contribué à compliquer davantage le dossier.
