Une île presque dépourvue d’infrastructures

Au-delà des obstacles administratifs, la réalité sur place est très éloignée de l’image luxueuse souvent associée aux îles privées. Makri ne possède quasiment aucune infrastructure moderne susceptible d’accueillir un projet touristique d’envergure.
Les rares constructions présentes sur l’île se limitent à une petite maison abandonnée, une citerne et une chapelle. Les réseaux essentiels comme l’électricité, l’approvisionnement en eau ou encore les équipements portuaires demeurent inexistants ou extrêmement rudimentaires.
Dans ces conditions, les futurs acquéreurs ne peuvent espérer transformer l’île en destination de luxe comparable aux stations touristiques des Cyclades ou des Caraïbes. Le potentiel économique de Makri apparaît désormais très réduit, malgré son cadre naturel particulièrement préservé.
Autre élément important : la propriété relève d’un statut emphytéotique. Cela signifie qu’il ne s’agit pas d’une pleine propriété classique, mais d’un bail de longue durée, un détail juridique qui peut également freiner certains investisseurs.
Le marché des îles privées confronté à de nouvelles limites
Le cas de Makri illustre une évolution plus large observée sur le marché mondial des îles privées. Depuis plusieurs années, les biens insulaires continuent de séduire une clientèle internationale à la recherche d’isolement et de tranquillité. Les plateformes spécialisées mettent régulièrement en avant des propriétés spectaculaires proposées à plusieurs millions d’euros, notamment aux Bahamas, en Norvège ou dans les Caraïbes.
