Une gestion pointée du doigt
Ce naufrage soulève de nombreuses questions. Comment une enseigne avec une telle croissance a-t-elle pu sombrer aussi vite ? Selon plusieurs sources internes, la logistique n’a pas suivi l’expansion du réseau, et les problèmes de livraison se sont multipliés. Le service après-vente, déjà sous pression, n’a pas su absorber les demandes, provoquant un effet boule de neige.
Des erreurs de pilotage stratégique sont également évoquées. L’entreprise aurait investi massivement dans l’ouverture de nouveaux points de vente, sans adapter ses capacités de production ni sa gestion financière. Des choix qui se seraient révélés fatals lorsque la trésorerie a commencé à manquer.
Le sort incertain des salariés

Au-delà des clients, ce sont plus de 300 salariés qui se retrouvent brutalement sans emploi, dans un secteur déjà fragilisé par la crise économique. Répartis dans toute la France, ces employés devront se reconvertir dans un marché du travail tendu, où les opportunités dans le secteur du bricolage se raréfient.
Des solutions de reconversion professionnelle commencent à émerger, notamment via Pôle emploi et les opérateurs de compétences (OPCO), mais le processus reste long et incertain. Une précarité soudaine pour des salariés qui, pour beaucoup, n’avaient reçu aucun signe avant-coureur d’une telle chute.
Une faillite symptomatique d’un secteur sous tension
La disparition de Mister Menuiserie n’est pas un cas isolé. Le secteur du bricolage connaît des turbulences depuis plusieurs mois, avec une baisse de la consommation des ménages et une concurrence exacerbée, notamment sur internet. Les grandes enseignes historiques doivent revoir leur modèle, tandis que les plus fragiles disparaissent, les unes après les autres.
