À Perth, la découverte de quatre corps dans une maison familiale a bouleversé l’Australie.

Derrière l’émotion, une question s’impose : quel accompagnement pour des parents confrontés à des troubles autistiques sévères chez leurs enfants ? L’enquête suit son cours, tandis que le débat public s’ouvre sur le soutien aux familles.
La police d’Australie-Occidentale est intervenue dans une habitation du quartier de Mosman Park, à Perth, où quatre personnes ont été retrouvées sans vie. Les autorités évoquent l’hypothèse de meurtres prémédités suivis d’un ou deux suicides. Les animaux de compagnie de la famille ont également été tués.
Les médias locaux ont identifié les victimes comme Maiwenna Goasdoue, son conjoint Jarrod Clune, et leurs deux fils adolescents, Leon et Otis. La police n’a pas officiellement confirmé ces identités, l’enquête étant toujours en cours.
Des défis quotidiens liés aux troubles autistiques

Selon des proches cités par la presse, les deux garçons faisaient face à d’importants troubles autistiques, une situation qui aurait profondément éprouvé leurs parents. L’enquêtrice Jessica Securo a parlé d’« une situation extrêmement éprouvante », rappelant que les enfants étaient confrontés à des problèmes de santé significatifs.
Sur les réseaux sociaux, la mère partageait pourtant des images d’une vie familiale heureuse. Ce contraste a frappé l’opinion et souligné la difficulté de percevoir la réalité quotidienne derrière les apparences.
Le soutien institutionnel au cœur des interrogations
Plusieurs médias australiens rapportent que la famille se serait sentie dépassée et insuffisamment soutenue par le système d’assurance invalidité. Cette tragédie relance le débat sur l’accompagnement des familles confrontées au handicap, notamment lorsque les besoins deviennent lourds et constants.
Le ministre chargé du Handicap, Mark Butler, a qualifié les faits de « terrible tragédie » sans entrer dans le détail des aides reçues par la famille.
Un rappel ferme des principes fondamentaux

La Commissaire australienne à la discrimination fondée sur le handicap, Rosemary Kayess, a tenu à rappeler un principe essentiel : « Le handicap n’est pas un fardeau » et « le meurtre n’est jamais une option ». Elle a insisté sur le droit des enfants à la sécurité et au soutien, et sur la nécessité d’une aide précoce pour les familles en difficulté.
Une enquête en cours et un débat de société
Alors que l’enquête policière se poursuit pour établir précisément les circonstances, l’affaire suscite une onde de choc en Australie. Au-delà du drame, elle met en lumière les limites perçues des dispositifs d’aide, et la solitude que peuvent ressentir certaines familles face à des situations complexes.










