Au cours de son intervention, Louis Sarkozy détaille également les grandes lignes de la réforme qu’il souhaiterait voir appliquée. Il propose de supprimer progressivement le Smic national fixé par l’État pour le remplacer par un système reposant davantage sur la négociation sectorielle.
Dans un premier temps, il suggère un gel du Smic, limité uniquement au suivi de l’inflation. Ensuite, il évoque l’idée d’un salaire minimum différencié selon l’âge, les régions ou encore les statuts professionnels comme l’apprentissage.
Enfin, il souhaite que les niveaux de rémunération soient négociés directement entre syndicats et employeurs selon les secteurs d’activité, à l’image de plusieurs pays nordiques.
En parallèle, l’État continuerait selon lui à soutenir les bas revenus via des mécanismes de complément salarial inspirés des crédits d’impôt utilisés notamment au Royaume-Uni ou aux États-Unis.
Des modèles européens souvent cités dans le débat
Pour défendre sa vision, Louis Sarkozy cite plusieurs pays européens ne disposant pas de salaire minimum national fixé directement par l’État, comme la Suède, le Danemark, la Finlande, l’Autriche ou encore l’Italie.
Selon lui, ces économies obtiendraient de meilleurs résultats en matière d’emploi grâce à des négociations salariales adaptées aux réalités de chaque secteur professionnel. Le chroniqueur estime également que le Smic français favoriserait l’automatisation, les délocalisations et les difficultés des petites entreprises confrontées à des coûts de recrutement élevés.
