
Charles Alloncle estime notamment que les jeux occupent une place excessive dans la grille des programmes. Il pointe la multiplication des cases de divertissement quotidiennes, particulièrement sur France 2, qu’il considère éloignées de la vocation première du service public audiovisuel.
Ces propositions ont rapidement suscité des réactions internes, plusieurs salariés et figures de France Télévisions craignant une remise en cause profonde du modèle actuel du groupe audiovisuel.
Le sport devient le principal sujet d’affrontement

Mais c’est surtout la question du sport qui cristallise aujourd’hui les tensions les plus importantes. Le rapport prévoit une réduction d’environ un tiers du budget consacré aux retransmissions sportives sur le service public, une proposition immédiatement perçue comme une menace pour la diffusion gratuite de nombreuses compétitions majeures.
Ces dernières semaines, plusieurs critiques ont accusé Charles Alloncle de vouloir retirer du service public des événements emblématiques comme le Tour de France, Roland-Garros, le Tournoi des Six Nations ou encore les Jeux olympiques.
Le député rejette catégoriquement ces accusations et affirme au contraire vouloir préserver certaines compétitions sur les chaînes accessibles gratuitement. Selon lui, ses propositions ont été largement déformées dans le débat public.
Parmi les personnalités ayant exprimé leur inquiétude figure notamment Laurent Luyat, visage historique du sport sur France Télévisions. Invité dans Puremédias l’hebdo sur T18, le journaliste avait estimé qu’une réduction des moyens financiers du groupe risquait de rendre de nombreux événements sportifs accessibles uniquement via des chaînes payantes.
