Depuis cet épisode, Bertrand Chameroy parle plus ouvertement de sa santé mentale. Invité par Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard, sur Public Sénat, le chroniqueur de 37 ans est revenu sur les années durant lesquelles il avait du mal à employer le terme de « dépression » pour décrire ce qu’il traversait.
Pendant longtemps, il préférait se présenter comme quelqu’un de mélancolique. Ce mot lui semblait plus facile à prononcer et moins lourd que celui de dépression. Avec le recul, Bertrand Chameroy estime désormais que ce terme ne devrait plus susciter autant de crainte ni être entouré de tabous.
Le chroniqueur raconte le moment où il s’est « effondré intérieurement »
Son métier a également contribué à rendre plus difficile l’expression de son mal-être. Habitué à faire rire les téléspectateurs et décrit comme une personne naturellement joyeuse dans son quotidien, Bertrand Chameroy a longtemps donné une image extérieure qui ne correspondait pas nécessairement à son état intérieur.
Il insiste aujourd’hui sur le fait qu’un tempérament jovial n’est pas incompatible avec la dépression. Pendant plusieurs années, il a ainsi continué à travailler et à divertir le public tout en repoussant certains signaux. À force de dissimuler ses difficultés, il explique avoir fini par atteindre un point où il ne parvenait plus à continuer normalement.
Le chroniqueur évoque un véritable effondrement intérieur. Sa grande sensibilité aurait également joué un rôle dans la manière dont il vivait cette période. Progressivement, il a compris que son état nécessitait une prise en charge plus importante que celle qu’il avait jusque-là acceptée.
Bertrand Chameroy avait pourtant déjà entrepris un travail sur lui-même. Il avait consulté des professionnels et bénéficié d’un accompagnement psychologique. Pendant un temps, il pensait que son état s’améliorait suffisamment pour lui permettre de poursuivre son quotidien, avant de constater que ses difficultés restaient présentes.
Pourquoi Bertrand Chameroy a demandé à être hospitalisé
Face à l’aggravation de la situation, le chroniqueur a finalement envisagé une solution plus radicale : l’hospitalisation. Cette démarche est venue de Bertrand Chameroy lui-même lorsqu’il a estimé que les ressources dont il disposait ne suffisaient plus.


