Routes glissantes, verglas traître, embouteillages à répétition… Se rendre au travail peut parfois devenir un véritable parcours d’obstacles. Mais la question revient chaque année : peut-on invoquer un droit de retrait face à ces dangers ?
La neige et le verglas transforment rapidement les déplacements en défi. Si les habitants des régions montagneuses savent composer avec ces aléas, beaucoup d’autres automobilistes se retrouvent démunis face à des chaussées soudainement glissantes. Les intempéries ne préviennent pas toujours, et la peur de l’accident peut pousser certains à envisager de ne pas prendre la route.
Pas de droit de retrait automatique en cas d’intempéries

Contrairement à ce que beaucoup imaginent, le Code du travail ne prévoit aucun droit de retrait spécifique en cas de neige ou de verglas. Le salarié ne peut donc pas invoquer un danger pour rester chez lui par simple précaution. Pour autant, cette absence de disposition légale ne signifie pas que l’employeur est en droit de sanctionner automatiquement. Le salarié ne peut être tenu pour responsable de conditions météorologiques indépendantes de sa volonté.
Informer son employeur reste indispensable

Dans une telle situation, la démarche la plus importante consiste à prévenir immédiatement son employeur. Plus l’information est donnée tôt, plus la situation pourra être traitée sereinement. Il ne sert à rien d’invoquer la « force majeure » : la neige est généralement annoncée à l’avance, ce qui exclut ce motif.
En revanche, fournir des preuves concrètes (captures d’écrans d’alertes routières, difficultés de transport en commun, appels des autorités à éviter les déplacements) renforce la légitimité de l’absence ou du retard.
