Le professeur Tom Dening, coauteur de l’étude, rappelle toutefois :
« Il est important que les patients ne cessent pas leur traitement sans avis médical. Une interruption brutale pourrait être bien plus nocive. » Les médecins doivent donc peser soigneusement le bénéfice-risque de ces prescriptions, notamment chez les plus de 55 ans ou les personnes à risque de démence.
En conclusion : plus de vigilance pour les prescripteurs
Ces résultats appellent à une réévaluation des usages chroniques d’anticholinergiques, et à un dialogue renforcé entre patients et professionnels de santé. Il est essentiel de surveiller les fonctions cognitives des patients âgés sous traitement, et de ne pas confondre les effets secondaires médicamenteux avec les premiers signes d’Alzheimer.
Un usage raisonné, une information claire et un suivi attentif sont les clés pour éviter que ces médicaments ne deviennent, à leur insu, des déclencheurs silencieux de la démence.
