Les plus gros consommateurs présentaient un risque accru de 49 % de démence, comparé à ceux qui n’en avaient jamais pris. Cette association est encore plus marquée chez les personnes diagnostiquées avant 80 ans, ce qui souligne un impact potentiellement accéléré chez les plus jeunes seniors.
Des troubles cognitifs bien documentés
Les effets à court terme des anticholinergiques sont déjà connus : confusion, perte de mémoire, baisse de la vigilance. Mais l’étude du British Medical Journal, menée dès 2006 par une équipe Inserm à Montpellier, montre que même sans diagnostic de démence, les consommateurs réguliers présentent un risque cinq fois plus élevé de déclin cognitif modéré, affectant notamment la mémoire immédiate, le langage et le temps de réaction.
Près de 80 % des utilisateurs présentaient des troubles cognitifs modérés, contre seulement 35 % dans le groupe de non-utilisateurs. Cette détérioration, bien que modérée, peut fausser les diagnostics, et conduire à une prescription de traitements anti-démence pro-cholinergiques pour contrecarrer… les effets des anticholinergiques eux-mêmes.
Des médicaments largement utilisés
En France, près d’un million de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer et environ 200 000 nouveaux cas de démence sont diagnostiqués chaque année. Les anticholinergiques, souvent prescrits aux personnes âgées pour divers maux bénins, pourraient jouer un rôle non négligeable dans la progression de certains troubles cognitifs.
Les molécules mises en cause incluent des traitements contre :
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La dépression
