Le catalogue des condamnés donne le tournis. Meteospasmyl® pour les troubles digestifs, Dexeryl® pour les peaux sèches, Noctran® contre l’insomnie, Zovirax® contre l’herpès… Tous dans le même panier, qualifiés de « faible service médical rendu ».
Les anti-acides comme Gastropulgite® et Moxydar® ? Rayés. Les antispasmodiques Debridat® ? Éliminés. Les antiseptiques Hexomédine® ? Supprimés. La purge touche tous les rayons : anxiolytiques, antiviraux locaux, émollients, hypnotiques.
« Médicaments de confort », le terme fait grincer des dents. Pour les patients qui les utilisent quotidiennement, ces traitements n’ont rien de superflu. Mais l’étiquette est posée, le sort scellé.
Dès 2026, ces produits basculeront intégralement à votre charge. Fini le petit coup de pouce de l’Assurance maladie. Le passage en caisse sera plus douloureux, surtout pour les utilisateurs réguliers de ces spécialités pharmaceutiques devenues indésirables aux yeux des comptes publics.

2026 : La Réforme Qui Divise Déjà
Ces comptes publics malades dictent aujourd’hui l’agenda sanitaire. Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 s’annonce comme le tombeau de ces 171 spécialités. Pour l’instant, Yannick Neuder reste prudent : « à l’étude ». Mais les signaux sont clairs.
La machine administrative s’emballe déjà. La CNAMTS a bouclé sa liste noire sur avis de la Commission de transparence de la Haute Autorité de Santé. Les experts ont tranché : « faible service médical rendu ». Le verdict tombe, froid et définitif.
