-
La suppression de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions des retraités les plus aisés, une mesure qui pourrait rapporter jusqu’à 4 milliards d’euros.
-
Une taxation plus ambitieuse des « super-héritages », visant le 0,1 % des Français recevant plus de 13 millions d’euros d’héritage, et ne payant en moyenne que 10 % de droits de succession.
Yaël Braun-Pivet précise qu’il ne s’agit pas de frapper aveuglément, mais de rétablir de l’équité fiscale, en épargnant les classes moyennes et les petites retraites.
Le clivage droite-exécutif se durcit

La droite, unie sous la bannière de l’UDR, voit dans cette orientation fiscale un signal alarmant. Pour Éric Ciotti, le gouvernement se trompe de cible : « On ne règle pas les déficits en punissant ceux qui ont travaillé toute leur vie ou ceux qui réussissent », assène-t-il.
La ligne du député LR devenu chef d’union des droites reste inchangée : diminution de la dépense publique, réduction du « train de vie de l’État », et mise en cause constante des coûts liés à l’immigration et à l’assistanat. Une stratégie offensive, qui laisse entrevoir un automne budgétaire sous tension, alors que le gouvernement s’apprête à présenter un budget 2026 sous contraintes européennes.
