Une possible recomposition autour de la fiscalité
Derrière ce bras de fer se joue aussi une recomposition politique plus large. Le RN et l’UDR dénoncent de concert une politique fiscale injuste, et pourraient à terme converger vers un front parlementaire anti-hausse d’impôts. À gauche, en revanche, des voix s’élèvent pour défendre la contribution des plus fortunés, considérée comme un levier de justice sociale.
Quant au gouvernement, il marche sur une ligne de crête, cherchant à rassurer Bruxelles sur sa trajectoire budgétaire, sans s’aliéner les électeurs à quelques mois d’échéances majeures. Yaël Braun-Pivet incarne une parole franche mais risquée, qui ouvre un débat explosif au sein même de la majorité.
Une équation fiscale à haut risque
À ce stade, le bras de fer est lancé, mais la bataille du budget ne fait que commencer. Si le gouvernement confirme certaines hausses d’impôts dans son projet de loi de finances, Éric Ciotti pourrait mettre sa menace à exécution. Et dans une Assemblée fragmentée, chaque vote pourrait faire basculer l’équilibre politique.
