Les affirmations selon lesquelles elle stimulerait la production de sérotonine ou de mélatonine chez l’être humain ne sont pas davantage établies. Certaines recherches expérimentales s’intéressent à ses composés, mais elles ne permettent pas d’affirmer qu’une tasse de cannelle avant le coucher modifie les hormones du sommeil.
Son intérêt repose donc principalement sur le rituel qui l’accompagne. Boire lentement une préparation chaude, réduire les écrans et s’accorder une période calme peut favoriser la transition vers la nuit. La cannelle apporte surtout une saveur agréable sans nécessiter l’ajout de sucre.
Des effets métaboliques encore incertains
La cannelle contient plusieurs composés bioactifs, dont le cinnamaldéhyde. Des travaux ont étudié leurs effets possibles sur la sensibilité à l’insuline et la glycémie. Certaines études menées chez des personnes diabétiques ou prédiabétiques ont relevé une diminution modeste de la glycémie à jeun.
Les résultats restent néanmoins hétérogènes. Les recherches n’utilisent pas toujours la même variété de cannelle, les mêmes quantités ni les mêmes durées de supplémentation. Certaines ne constatent aucun effet significatif sur l’hémoglobine glyquée, qui permet d’évaluer l’équilibre glycémique sur plusieurs mois. La cannelle ne peut donc pas remplacer un traitement contre le diabète, comme le rappelle le Centre américain pour la santé complémentaire et intégrative.
Il n’est pas non plus démontré qu’elle stabilise suffisamment la glycémie pendant la nuit pour éviter les micro-réveils. Les réveils nocturnes peuvent avoir de nombreuses causes : stress, température de la chambre, apnée du sommeil, douleurs, alcool ou consommation tardive de caféine. Attribuer systématiquement ces réveils à une variation du sucre sanguin serait réducteur.
La cannelle est également présentée comme une épice « thermogénique » capable d’accélérer le métabolisme. Si la digestion entraîne bien une dépense énergétique, saupoudrer de la cannelle sur un dessert ne provoque pas une combustion significative des graisses.
Quelques essais ont observé de faibles variations du poids ou du tour de taille avec des compléments concentrés. La qualité des preuves reste toutefois insuffisante pour promettre un amaigrissement. L’équilibre alimentaire, l’activité physique, le sommeil et l’apport calorique global demeurent les principaux déterminants du poids.

