L’homme, qui récoltait des nectarines dans une ferme d’Alcarràs, en Catalogne, s’est effondré alors qu’il travaillait en extérieur par 41 °C, lundi après-midi. Pris de vertiges soudains, il a rapidement perdu connaissance. À l’arrivée des secours, il ne présentait plus aucun signe de vie. Malgré les tentatives de réanimation, le décès a été constaté sur place.
Selon les premières constatations, le drame s’est produit à un moment critique de la journée, au plus fort de la chaleur. Une température qui dépassait largement les seuils d’alerte rouge émis par les services météorologiques espagnols.
Une autopsie et une enquête ouverte
Le parquet catalan a ordonné une autopsie pour déterminer les causes exactes du décès, tandis que les Mossos d’Esquadra, la police régionale, ont ouvert une enquête. L’objectif est de vérifier si les conditions de travail imposées respectaient les mesures de sécurité obligatoires en cas de canicule.
Le maire d’Alcarràs a déclaré au Diari de Girona que les exploitations agricoles de la région avaient reçu pour consigne de modifier les horaires de travail en période de forte chaleur, en concentrant les activités entre le matin et 14h. Mais selon les éléments recueillis, le drame est survenu bien après cet horaire recommandé, soulevant la question du respect de ces consignes.
Des obligations légales souvent ignorées
En cas d’alerte canicule, la législation impose aux employeurs plusieurs mesures strictes : adaptation des horaires, fourniture d’eau en quantité suffisante, et pauses régulières à l’ombre. Si l’une de ces règles a été négligée, la responsabilité de l’entreprise pourrait être engagée.
L’association “Fruita amb Justicia Social”, qui milite pour les droits des travailleurs agricoles, s’est rapidement exprimée dans El Periodico. Elle dénonce une mise en danger inacceptable :



