« Que faisait quelqu’un travaillant à plus de 40 degrés, en pleine alerte rouge ? »
L’organisation exige que les conditions de travail dans le secteur agricole soient sérieusement revues, notamment en période de canicule, où la pression sur les saisonniers reste forte malgré les alertes climatiques répétées.
Un précédent tragique à Barcelone
Ce décès fait tristement écho à un drame similaire survenu fin juin à Barcelone, où une femme de 51 ans, agent de propreté urbaine, est décédée après avoir travaillé en plein soleil sous 40 °C entre 14h30 et 21h30. Déjà mal en point, elle avait signalé un malaise à son supérieur, qui lui aurait simplement conseillé de boire de l’eau et de continuer. Quelques heures plus tard, elle s’effondrait et succombait à un coup de chaleur.
Si l’autopsie confirme que la chaleur est à l’origine du décès de l’homme d’Alcarràs, il s’agira du deuxième travailleur mort de la canicule en Catalogne cet été, dans un contexte où les températures extrêmes deviennent de plus en plus fréquentes.
Une alerte sociale au-delà des chiffres
Ces morts tragiques ne sont pas de simples statistiques météorologiques. Elles soulignent le coût humain d’un modèle agricole et urbain insuffisamment adapté au dérèglement climatique. Dans les champs comme dans les rues, les travailleurs exposés sont les premiers à subir les conséquences des hausses extrêmes de température, sans toujours bénéficier de protections adaptées.

