Suivez-nous
11 juillet 2026

« Ça m’a sauvé la vie »: le déremboursement des cures thermales inquiète le secteur et les patients

Les patients vent debout contre le discours officiel

Du côté des patients, l’incompréhension domine, à commencer par ceux pour qui les cures thermales ont représenté un tournant dans leur parcours de santé. Cyril, 37 ans, asthmatique chronique, a témoigné sur RMC de l’impact salvateur de ces soins. « Sans la cure, je ne serais peut-être même plus là. Quand j’entends que ce n’est pas prouvé, je bondis », confie-t-il.

De l’âge de 12 à 18 ans, Cyril a suivi des cures thermales chaque année. Trois semaines intensives qui, selon lui, lui ont permis de stabiliser son asthme sévère et de réduire sa dépendance aux médicaments. « Aujourd’hui, je peux presque me passer de traitement pendant trois semaines si je ne suis pas exposé à des allergènes », explique-t-il.

Une efficacité sous-estimée ?

Ce témoignage, loin d’être isolé, pose la question de la reconnaissance médicale des bénéfices des cures thermales. Si certaines études scientifiques soulignent un manque de données robustes, d’autres montrent des améliorations significatives pour certaines pathologies chroniques, notamment en rhumatologie, dermatologie ou troubles respiratoires.

Pour les défenseurs du thermalisme, le problème vient davantage de la difficulté à standardiser ces traitements dans un cadre scientifique rigide, que de leur absence d’efficacité réelle. Et dans une période où l’on prône le recours à des solutions non médicamenteuses et durables, le choix de restreindre l’accès à un soin reconnu pour ses vertus préventives peut interroger.

Un coût à relativiser

Voir la suite dans la page suivante ⬇⬇
Publicité
Partager sur Facebook