En moyenne, une cure thermale revient à 560 euros par patient, une somme jugée modeste comparée au coût des hospitalisations ou des traitements médicamenteux à long terme. Réduire cet accès reviendrait, selon certains professionnels de santé, à accentuer les inégalités sociales, les patients les plus modestes étant ceux qui renonceraient les premiers à ces soins.
Pour Julien Dubois, cette logique court-termiste va à l’encontre d’une vision durable de la santé publique. « On détricote un pan du système de soins sans véritable contrepartie, au risque de déplacer le problème plutôt que de le résoudre. »
Une bataille politique et symbolique
Le sort des cures thermales ne fait donc pas seulement débat sur le plan économique. Il cristallise un affrontement entre gestion budgétaire stricte et santé globale, entre chiffres froids et réalités humaines. Si le gouvernement maintient son cap, le thermalisme pourrait bien devenir un nouvel étendard de la colère territoriale, dans ces villes moyennes qui voient s’éroder année après année leurs leviers d’attractivité.
