Quelques semaines après la disparition de Brigitte Bardot, une question délicate agite Saint-Tropez : Bernard d’Ormale peut-il continuer à vivre à La Madrague ?

Entre règles statutaires, émotions du deuil et avenir patrimonial du lieu, la situation se révèle plus complexe qu’il n’y paraît. Le 28 décembre, Brigitte Bardot s’éteignait, laissant derrière elle un mari endeuillé après 33 années de vie commune : Bernard d’Ormale. S’il a partagé son quotidien jusqu’au dernier jour, leur union religieuse n’avait jamais été reconnue civilement, un détail juridique qui pèse aujourd’hui lourd.
Selon Paris Match, Bernard d’Ormale aurait été informé à la mi-janvier qu’il serait préférable qu’il quitte La Madrague, la célèbre demeure tropézienne. Une perspective douloureuse pour celui qui y avait prévu de se consacrer aux archives de sa femme.
Une propriété qui appartient à la fondation
La particularité de La Madrague tient à son statut : la maison n’appartient pas à Bernard d’Ormale mais à la Fondation Brigitte Bardot. Or, selon les statuts d’une fondation reconnue d’utilité publique, le lieu ne peut servir d’hébergement à un particulier.

Allain Bougrain-Dubourg, ancien compagnon de Brigitte Bardot resté proche d’elle, a expliqué que cette situation relèverait d’une contrainte réglementaire. La fondation ne peut, en principe, loger qui que ce soit sans contrevenir à ses règles de fonctionnement.
Un possible conflit d’intérêts
La situation se complique davantage du fait que Bernard d’Ormale est lui-même administrateur de la fondation. L’héberger pourrait être interprété comme un conflit d’intérêts, ce qui expliquerait la prudence des responsables.
D’après Paris Match, une démarche aurait toutefois été engagée auprès des ministères de tutelle afin d’envisager une solution dérogatoire. De son côté, Bernard d’Ormale dément fermement toute injonction de départ, qualifiant ces informations de « grosses bêtises ».
Quel avenir pour La Madrague ?

Au-delà de cette question humaine, se pose celle du futur de La Madrague. La demeure, restée « dans son jus », nécessite d’importants travaux d’entretien. Conformément aux volontés exprimées par Brigitte Bardot, l’idée de transformer le lieu en musée est évoquée, mais elle se heurte à des contraintes logistiques.
L’accès difficile à la propriété et les enjeux de sécurité pourraient limiter les possibilités d’ouverture au public. Une solution envisagée serait un système de visites sur rendez-vous, à l’image de la Maison Gainsbourg.
La mairie appelle à la prudence
La maire de Saint-Tropez, Sylvie Siri, a tenu à rappeler qu’aucune décision définitive n’était prise. Elle insiste sur la nécessité de préserver la tranquillité du site et affirme que la municipalité travaillera en bonne entente avec la fondation si un projet se concrétise.










