Exclu des JO pour indiscipline

L’histoire d’amour entre Benoît Paire et le sport de haut niveau n’a jamais été simple. En 2016, lors des Jeux olympiques de Rio, il est exclu du groupe France pour comportement inapproprié, notamment en raison d’une soirée passée avec Shy’m en pleine compétition, ce qui allait à l’encontre des règles de l’équipe. « C’est inadmissible », affirmait alors Arnaud Di Pasquale, directeur technique national. Il déplorait un manque de respect et de rigueur, incompatible avec l’esprit d’équipe requis aux JO.
Nouvelle exclusion aux Jeux de Tokyo
En 2021, l’histoire se répète : la Fédération française de tennis le prive de participation aux JO de Tokyo, cette fois pour des comportements jugés déplacés. À Buenos Aires, il avait craché sur une marque litigieuse, proféré des insultes, puis publié sur Instagram une capture de ses 8,5 millions de dollars de gains avec ce commentaire provocateur : « Finalement, ça vaut le coup d’être nul. » Une provocation de plus, qui illustrerait autant sa frustration que son goût pour la provocation publique.
Une vie amoureuse exposée, puis effacée

Depuis Shy’m, Benoît Paire a brièvement été en couple avec Julie Bertin, ancienne candidate de La Villa des cœurs brisés. Leur rencontre à Avignon, à l’occasion d’un shooting, avait marqué le début d’une relation médiatisée. Julie décrivait un homme protecteur, atypique mais touchant. De son côté, Shy’m est aujourd’hui mère d’un petit garçon prénommé Tahoma et vit une complicité assumée avec le chanteur Jérémy Frérot. Deux trajectoires désormais parallèles, que le passé lie encore parfois par l’émotion.
Une personnalité hors norme à apprivoiser
Déjà en 2013, Benoît Paire avouait sur We Love Tennis : « Je casse mes raquettes, mais mon énervement, il est toujours dirigé contre moi. » Ce tempérament volcanique, à la fois sa force et sa limite, l’a accompagné tout au long de sa carrière. Alors que le tennis s’éloigne et que le football s’invite dans son quotidien, l’Avignonnais semble chercher un nouvel équilibre. Moins dans la compétition que dans la recherche de paix intérieure. Peut-être que l’après-carrière lui offrira enfin ce que les courts ne lui ont jamais totalement permis : une stabilité affective, une liberté retrouvée, et une vie à taille humaine.
