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6 juillet 2026

Béatrice Dalle flingue le Festival de Cannes : “À part la montée des marches, je m’en fous !”

À rebours des conventions, elle poursuit une carrière aussi insaisissable qu’internationale, sans jamais perdre son franc-parler légendaire. Dernier coup d’éclat en date : un tacle bien senti contre le Festival de Cannes, qu’elle considère, à sa manière, comme une mise en scène creuse du glamour.

Tout commence avec une couverture. En 1985, l’agent Dominique Besnehard tombe sur une photo de Béatrice Dalle dans le magazine PHOTO. Une inconnue au regard félin, aux lèvres charnues, à l’attitude crue. Il flaire le diamant brut. Très vite, il l’envoie passer un casting pour un projet audacieux : 37°2 le matin, de Jean-Jacques Beineix.

Le film deviendra un phénomène. Face à Jean-Hugues Anglade, Béatrice Dalle incarne Betty, personnage à fleur de peau, troublant, violent, bouleversant. La critique est unanime, le public fasciné. Et sans le savoir, le cinéma français vient de donner naissance à une comète. Une actrice dont le magnétisme brut ne cessera plus d’interroger, de bousculer, d’obséder.

Une carrière hors des sentiers battus

Mais Béatrice Dalle n’a jamais voulu être une star au sens classique du terme. Pas de quête effrénée de rôles bankables, pas de tapis rouges inutiles. Elle refuse la lumière calibrée pour se lover dans l’ombre inspirée des cinéastes de la marge : Marco Bellocchio, Abel Ferrara, Nobuhiro Suwa, Jim Jarmusch. Elle travaille aussi avec Claire Denis, Christophe Honoré, Claude Lelouch… et même Michael Haneke.

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