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28 juillet 2026

Après le calvaire, l’angoisse : Gisèle Pélicot face au cancer ? Causé par les IST subies à Mazan

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Ses mots, pleins de dignité et de rage contenue, résonnent comme un cri de justice et de vérité après des années d’horreur et de silence. Le 8 octobre 2025, la salle d’audience de la cour d’appel de Nîmes a retenu son souffle lorsque Gisèle Pélicot, victime de viols répétés orchestrés par son mari, s’est adressée directement à l’un de ses agresseurs présumés. “Vous n’avez pas compris ce qu’est un viol”, a-t-elle lancé d’une voix ferme à Husamettin Dogan, 44 ans, ancien ouvrier du bâtiment. Condamné à neuf ans de prison en première instance, il avait choisi de faire appel.

Devant les juges, le prévenu s’est défendu maladroitement, affirmant n’avoir “jamais violé personne” et qualifiant les vidéos présentées à la cour de “scènes de sexe”. Des propos insoutenables pour la septuagénaire, qui a alors répondu, le regard droit : “À quel moment je vous ai donné mon consentement ? Jamais !” Une phrase lourde de sens, rappelant à l’accusé – et au tribunal – que le viol n’est jamais une simple affaire d’interprétation, mais un crime.

L’enfer d’une vie livrée aux bourreaux

Entre 2011 et 2020, Gisèle Pélicot a vécu un véritable calvaire orchestré par son mari, Dominique, condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Il la droguait avant de la livrer à des dizaines d’hommes, souvent recrutés via internet. Au total, 51 hommes ont été condamnés en 2024 pour viols et viols aggravés sur sa personne.

Ces années de séquestration et d’abus ont laissé des séquelles physiques et psychologiques irréversibles. “Je pensais que j’avais Alzheimer”, confie-t-elle à la cour, décrivant les pertes de mémoire liées aux drogues administrées par son époux. Elle a contracté quatre maladies sexuellement transmissibles et souffre aujourd’hui de graves complications médicales.

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