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8 août 2026

Ancienne ministre macroniste, Barbara Pompili refuse de voter la réforme des retraites « à ce stade »

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Des « mesures réparatrices » nécessaires

Aux commandes du mouvement En commun, un parti satellite au sein de la majorité qui a pris ses distances avec Renaissance durant l’été dernier, Barbara Pompili souligne « les injustices sociales » engendrées par la réforme.

Par exemple, le député de la Somme cite le cas des personnes qui ont commencé à travailler à 18 ans et qui actuellement peuvent sortir avec une pension complète après avoir cotisé 43 ans. Or, avec la réforme, il leur faudrait cotiser une année de plus pour espérer partir avec une retraite entière. Plus globalement, ce sont les carrières longues qui sont prolongées, à l’exception de celles qui ont commencé à travailler avant l’âge de 16 ans.

« Le choix de repousser l’âge de la retraite nécessite des mesures de rattrapage très ambitieuses », a déclaré de son côté l’élu de la Somme, qui se demande si le gouvernement « n’aurait pas pu faire autrement ».

Si la réforme est adoptée, en 2030, l’âge légal de départ à la retraite passera à 64 ans, contre 62 actuellement, au rythme de trois mois de plus par an. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, il faudra également avoir contribué 43 ans à partir de 2027, et non plus 2035 comme le prévoyait la réforme de la Touraine adoptée en 2013.

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