Les travaux débutent. Chaque détail compte pour redonner toutes ses lettres de noblesse à cette bâtisse centenaire. L’ancien cheminot ne laisse rien au hasard. Il faut que cette demeure retrouve sa splendeur d’antan, celle qui accueillait autrefois voyageurs et curieux.
Mais un élément résiste aux transformations : la fameuse fenêtre-guichet. Celle par laquelle s’achetaient jadis les billets de train reste intacte. Volontairement. Le couple refuse de la modifier ou de la supprimer. Cette ouverture sur l’histoire ferroviaire française mérite d’être préservée.
« C’est notre petit musée à domicile », confie Diane. Cette fenêtre raconte des milliers d’histoires. Les départs précipités, les retrouvailles émouvantes, les voyages d’affaires ou de loisirs. Tout un pan de la mémoire collective française défile derrière ce carreau témoin.
L’initiative prend une dimension patrimoniale remarquable. Quand on voit le sort réservé à certains châteaux ou monuments historiques français, cette sauvegarde spontanée force le respect. Diane et Cédric deviennent les gardiens d’un patrimoine ferroviaire qui aurait pu disparaître à jamais.
Cette renaissance ouvre désormais de nouveaux horizons pour la petite maison garde-barrière.
