L’ancienne halte ferroviaire possède encore son guichet d’époque, là où pendant des décennies les voyageurs achetaient leurs billets. Un détail qui ferait fuir la plupart des acheteurs potentiels, mais qui fait fondre ce couple de passionnés. Surtout Cédric, ancien conducteur SNCF qui retrouve ici l’univers qui l’a bercé pendant des années.
Et puis il y a cette coïncidence troublante qui scelle définitivement le destin de cette acquisition. La maison porte le numéro 98 bis. Cédric, lui, est entré à la SNCF en 1998. « Tout était écrit », confie-t-il, encore ému par cette synchronicité parfaite.
Le couple recherchait ce type de bien depuis longtemps. Quand ils découvrent cette pépite ferroviaire, ils savent immédiatement qu’elle leur appartient déjà. Peu importe que 26 trains rythment encore le quotidien de cette ligne active. Pour cet ancien cheminot, c’est même la cerise sur le gâteau.
Cette maison de trois pièces va devenir leur projet de vie, leur façon de préserver un pan de l’histoire ferroviaire française.

26 Trains Par Jour : La Symphonie Ferroviaire Du Quotidien
Mais la réalité rattrape vite les nouveaux propriétaires. Dès les premières nuits, les murs de briques rouges se mettent à trembler. De 5h30 à 22h, la maison vibre au rythme des 26 TER qui défilent quotidiennement devant leurs fenêtres.
L’adaptation n’est pas immédiate. « Ça fait des nuits un peu courtes. Au début, on comptait plus ou moins les trains. C’était un peu gênant de trouver notre rythme », confie le couple avec sincérité. Les premières semaines ressemblent à un apprentissage forcé de cette symphonie ferroviaire qui rythme désormais leur existence.
Pourtant, l’isolement complet de leur propriété leur offre un privilège rare : aucun voisin pour se plaindre du bruit, aucune circulation automobile. Juste eux, leur maison historique, et ces trains qui passent sans jamais s’arrêter.
