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8 août 2026

Âgée de 78 ans et malade, cette retraitée doit payer les factures de ses squatteurs « précaires »

En 1998, cette Nantaise hérite d’un appartement familial, un T5 qu’elle choisit de louer pour arrondir une petite retraite. Pendant plusieurs années, les loyers de ce bien représentaient un complément de revenu vital, estimé à près de 1000 euros par mois. Mais depuis que le logement est occupé illégalement par une famille se déclarant en grande précarité, la situation est figée. La propriétaire, affaiblie, ne peut plus disposer de son bien, ni le relouer à de nouveaux locataires.

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Sa fille, qui l’aide dans les démarches depuis une autre région, dénonce un blocage administratif et judiciaire incompréhensible. « Cela fait maintenant plus d’un an et demi que rien n’avance », confie-t-elle au Figaro. Et pendant ce temps, les frais continuent de s’accumuler.

Une procédure suspendue malgré un constat officiel

Pourtant, toutes les étapes légales ont été respectées. Un huissier a constaté la présence d’occupants sans droit ni titre, et une demande d’expulsion a été transmise à la préfecture dès le printemps 2024. Mais cette dernière a suspendu la procédure, mettant en avant la « vulnérabilité des occupants ».

Il s’agit d’une famille avec deux très jeunes enfants, âgés de 1 et 2 ans. Le père affirme avoir tenté, sans succès, d’obtenir une solution d’hébergement d’urgence en appelant le 115 à plusieurs reprises. Ce manque de solution immédiate a pesé lourd dans la balance, poussant le tribunal à geler l’expulsion afin d’éviter une mise en danger des enfants. Une décision difficile à entendre pour la propriétaire, mais que les autorités justifient par l’urgence sociale.

Une situation financière de plus en plus intenable

Pendant que les démarches s’enlisent, les factures continuent de tomber pour la retraitée. Eau, entretien, charges, taxe foncière : tout reste à sa charge, malgré le fait qu’elle ne puisse ni habiter le logement ni en percevoir les loyers. « Ma mère a reçu une taxe foncière de 1800 euros qu’elle n’a pas pu régler », explique sa fille. Et les consommations des occupants, notamment en eau, aggravent la pression financière.

La seule voie possible serait désormais de saisir à nouveau la justice pour tenter d’obtenir une expulsion judiciaire, mais cela implique des frais d’avocat supplémentaires. Pour une femme dont le revenu principal repose sur une pension modeste, cette issue semble de plus en plus hors de portée.

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