En raison de son obligation de réserve, la magistrate ne s’est exprimée publiquement à aucun moment. Toutefois, selon plusieurs informations, elle a fait part de son ressenti dans des échanges privés adressés à des proches.
Une défense exprimée dans un message personnel

Dans ces confidences, la magistrate explique vivre très difficilement la médiatisation de cette affaire. Elle estime être publiquement mise en cause sans avoir eu la possibilité d’exposer sa version des faits, alors même que les commentaires se multiplient dans les sphères médiatiques et politiques.
Elle indique également bénéficier du soutien de plusieurs responsables hiérarchiques, tout en reconnaissant que sa situation professionnelle apparaît aujourd’hui particulièrement fragilisée. Selon ses propos, l’éventualité de sanctions disciplinaires semble désormais envisagée.
Cette magistrate, arrivée au parquet d’Auch en septembre 2023 pour son premier poste au sein d’un parquet, pourrait être convoquée devant le Conseil supérieur de la magistrature. Plusieurs sanctions sont juridiquement envisageables, allant d’une rétrogradation à une mutation d’office, voire à une révocation dans les cas les plus graves.
Par ailleurs, le ministère de la Justice lui a retiré l’habilitation lui permettant de traiter les dossiers concernant des mineurs.
Le traitement du dossier au centre des investigations

L’affaire remonte à la plainte déposée en août 2025 par une fillette de 11 ans mettant en cause Jérôme Barella. Après un premier examen par le parquet de Toulouse, le dossier est transmis au parquet d’Auch, où il est confié à cette jeune magistrate.
