Les prises de parole se multiplient autour de Jack Lang depuis la réapparition de son nom dans des documents liés à Jeffrey Epstein.

Sur les plateaux et les radios, défense et critiques s’enchaînent, alimentant une séquence médiatique où s’opposent versions, accusations et demandes d’explications.
Invité sur RMC, le député Jean-Philippe Tanguy a vivement attaqué Jack Lang. L’élu du Rassemblement national estime que l’ancien ministre « ment » lorsqu’il affirme ne pas avoir eu connaissance des agissements criminels de Jeffrey Epstein.
Il appelle à ouvrir le débat publiquement, tout en précisant ne pas se substituer à la justice.
Jack Lang maintient sa ligne de défense

Sur BFMTV, Jack Lang a défendu une position constante : il décrit Epstein comme un homme cultivé et passionné d’art, assurant avoir cessé toute relation dès la révélation de ses crimes. Il affirme ne pas vérifier le passé judiciaire des personnes qu’il rencontre et se dit « stupéfait » de voir son nom apparaître dans certains documents.
Il exclut toute démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, qu’il dirige depuis plus d’une décennie.

La question d’un fonds « offshore » et d’un mécénat
L’apparition de son nom dans les statuts d’un fonds créé en 2016 par Epstein a suscité des interrogations. Jack Lang assure n’avoir perçu « pas un centime » de cette structure, évoquant une initiative portée par sa fille, Caroline, autour d’un projet d’acquisition d’œuvres d’art.
Il reconnaît en revanche avoir sollicité Epstein pour un don de près de 58 000 dollars destiné à financer un film documentaire. Selon lui, il s’agissait d’un mécénat culturel classique, sans dimension illégale.
Des propos anciens remis en lumière

Interrogé également sur une tribune de 1977 cosignée par plusieurs intellectuels, dont Jean-Paul Sartre et Michel Foucault, Jack Lang a reconnu « peut-être une bêtise » de jeunesse, tout en rappelant le contexte intellectuel de l’époque.
Cette référence historique alimente aujourd’hui les critiques à son encontre.
Entre déclarations, accusations et réponses, l’affaire prend une dimension éminemment médiatique et politique. Les opposants demandent des comptes, Jack Lang défend son honneur et son parcours, tandis que la justice américaine demeure la source des documents à l’origine de la polémique.










